Comment bien choisir son centre de formation et son contrat d’alternance ?
Par Annick Fortin • 5 juin, 2012 • Catégorie: Apprentissage, Connecter au réel, Les experts
A plusieurs reprises, j’ai été interrogée par des familles sur les critères à vérifier lorsqu’il s’agit de choisir une école et un contrat en alternance. Dans un premier temps, il faut bien faire la différence dans le monde de l’alternance entre les contrats d’apprentissage et les contrats de professionnalisation.
Le contrat d’apprentissage relève de la formation initiale qui conduit nécessairement à un diplôme, tandis que le contrat de professionnalisation s’inscrit dans la formation continue pour préparer une qualification professionnelle.
L’apprentissage est contrôlé par l’Education nationale. Les directeurs des Centres de formation d’apprentis (CFA) ont l’autorisation de l’Education nationale à diriger un établissement, il s’agit d’un document de non-opposition à diriger. Les enseignants quant à eux, doivent avoir le même niveau de diplôme qu’un enseignant qui intervient en temps plein et reçoivent un document de non-opposition à enseigner. Les CV des nouveaux enseignants sont transmis à l’Education nationale pour validation.
En Île-de-France, conventionnellement avec la Région, tous les enseignants recrutés en CFA suivent une formation à la pédagogie de l’alternance pendant deux ans. C’est une formation lourde, un investissement incontournable pour les enseignants.
Lorsque je réunis le conseil de perfectionnement du CFA de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, les inspecteurs de l’Education nationale sont présents. Pour les conseils de perfectionnement de chacune de nos écoles, j’invite l’inspecteur de la spécialité. L’apprentissage est sous contrôle de l’Education nationale, même pour nous, CFA consulaire. C’est un gage de qualité, de référentiels respectés.
Le contrat de professionnalisation a été aménagé pour former à une qualification et à une insertion rapide. Ce n’est pas un diplôme, c’est une formation plus courte, plus ciblée qui comme son nom l’indique, a pour objectif de qualifier le jeune par rapport à un poste à pourvoir. Le Réseau des grandes entreprises actives de l’apprentissage de la CCIP l’utilise bien pour cela.
Le contrat de professionnalisation n’est pas contrôlé par l’Education nationale. C’est en cela que les familles doivent vérifier que l’organisme de formation avec lequel elles sont en relation donne toutes les garanties de qualité, concernant la qualité des enseignants et la recherche de l’entreprise. Il y a en effet des organismes de formation qui attirent les jeunes en leur promettant une entreprise d’accueil. Et si le jeune n’a pas d’entreprise à la rentrée, l’organisme propose alors un temps plein avec des frais de scolarité. Si le jeune n’a pas d’autre piste, il se trouve contraint d’accepter et de payer !
C’est en cela aussi qu’il y a une différence entre un contrat d’apprentissage et un contrat de professionnalisation. Dans le second cas, une absence de contrôle extérieur.
En revanche, entreprendre un contrat de professionnalisation au sein d’un CFA est un gage de qualité. L’apprentissage étant l’activité principale, les contrats de professionnalisation sont une activité secondaire qui va être gérée exactement de la même façon, avec les mêmes équipes. Le jeune bénéficiera souvent du même encadrement que les apprentis.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre page qui regroupe 12 critères pour bien choisir son école.
Annick Fortin est Directeur du Centre de formations des apprentis de la CCIP.
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